Tout public
Sept femmes à la volonté de fer se battent pour sauver leur maison de la saisie hypothécaire. Roberta, une fillette de 8 ans, évolue dans une dynamique familiale atypique : un foyer sans père, où elle vit entourée de diverses figures féminines.
de Mayra HERMOSILLO
Mexique, sortie en salle le 20 mai 2026, 1h39
cinema.actu.fr :
Tendrement foutraque, ce récit inspiré de l’enfance de la réalisatrice à Torreón, au nord du Mexique, met à l’honneur la résilience et l’inventivité des femmes pour tenter à la fois de faire famille et de tenir face à l’urgence financière et la catastrophe qui point. Ni père, ni grand-père, ni oncle, les figures masculines sont peu présentes ici, à l’exception notable de l’épicier, si affectueux avec Roberta, du fiancé solide de sa mère et de l’huissier, instrument de la fatalité.
Positif :
La réalisatrice convoque la palette et les personnages hauts en couleur des films d'Almodovar des années 1980, mais c'est à un film en noir et blanc que "Vanilla" fait surtout penser : "Roma" d'Alfonso Cuaron.
Ahmet, 15 ans, grandit au milieu des montagnes de Macédoine, où il garde les moutons de son père tout en prenant soin de son petit frère. Mais lui, ce qui le fait rêver, c’est la musique. Entre les attentes de son entourage et ses envies d’ailleurs, Ahmet pourra-t-il un jour suivre son propre chemin ?
de Georgi M. UNKOVSKI
Macédoine, sortie en salle le 03 juin 2026, 1h39
Abus de Ciné :
On ressort de ce feel-good movie, traitant autant de la liberté de la femme que de croyances en des malédictions qui enrichissent surtout les guérisseurs charlatans, avec le sourire aux lèvres et une petite larme au coin de l’œil.
CinemaTeaser :
Un premier film lumineux et gorgé de vie.
Les Fiches du Cinéma :
Une histoire locale qui prend une ampleur universelle et résonne fortement avec un monde qui œuvre, encore et toujours, pour la liberté
de Massoud BAKHSHI
Iran,
sortie en salle le 3 juin 2026, 1h18
Dans un village cotonier du Soudan, l'adolescente Nafisa est élevée au milieu des récits héroïques de la lutte contre les colonisateurs britanniques racontés par sa grand-mère, la matriarche du village, Al-Sit. Mais lorsqu'un jeune homme d'affaires arrive de l'étranger avec un nouveau plan de développement et du coton génétiquement modifié, Nafisa se retrouve au centre d'un jeu de pouvoir qui déterminera l'avenir du village. Prenant conscience de sa propre force, Nafisa se lance dans une quête pour sauver les champs de coton – et elle-même. Ni elle ni sa communauté ne seront plus jamais les mêmes.
de Suzannah MIRGHANI
Soudan, sortie en salle le juillet 2026, 1h35
abusdecine.com :
Pays en proie à la guerre civile depuis 2023 à la cinématographie encore rare, le Soudan était représenté à la Semaine de la critique du Festival de Venise 2025 par "Cotton Queen", portrait d’une jeune ouvrière agricole, déterminée, comme elle le dira tardivement à décider « de son futur ». Tournant autour d’une nouvelle forme de colonialisme, celle des grandes entreprises productrices d’OGM, représentées ici par Mr Tajini, qui ne cherche pas ici qu’à faire commerce, mais aussi à trouver compagne, le scénario aborde également en arrière plan d’autres sujets tels que le passé de la propriétaire, entourée de légendes, et la tradition plus ou moins persistante de l’excision
Cotton Queen" assume son très beau noir et blanc, pour représenter la souffrance des femmes. Celle de la grand mère, synonyme d’indépendance, elle la porte dans la peau, avec ses cicatrices aux joues et aux mains, dont on découvrira l’origine à un moment du film. Alors que, épuisée, la question de sa succession devrait bientôt se poser, le film convoque un mélange de douceur de vivre (les baignades d’après cueillette…) et la pression d’un monde extérieur prêt à tout écraser par s'approprier la richesse des lieux. Un beau portrait de femme.
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