Espace François Mitterrand à TARASCON

Les séances Ciné9 sont ouvertes à tout public

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   mercredi 19 août        21 h   

Tout public
 À Svilengrad, une petite ville à la frontière bulgare, aux confins d’une Europe délaissée, Veska, archéologue, renoue avec Said, un ami d’enfance, dont la voiture vient d’être volée. En voulant l’aider, Veska glisse progressivement au cœur d’une société criminelle dont l’emprise règne sur la ville. Veska va devoir affronter ce monde à la fois trouble et dangereux.

de Valeska Grisebach 
France, sortie en salle le 15 juillet 2026, 2h44

Prix du Jury – Festival de Cannes 2026

Franceinfo culture

Par petites touches, la réalisatrice de Western, en sélection Un certain regard à Cannes en 2017, peint un tableau sans concession de la Bulgarie post-communiste. Dans ce drame des temps modernes, trois amis d'enfance se retrouvent dans des conditions inédites : Iliya, Saïd et Veska. Le premier, devenu le chef de la mafia locale, voit son autorité contestée par la nouvelle génération. Saïd, au passé trouble, tient à son indépendance et refuse de s'associer à nouveau avec Iliya. Veska, liée à Saïd par amitié, s'insurge à sa manière douce et tranquille contre le patriarcat.

L'Atalante Bayonne

 Jouer avec les codes du genre, la cinéaste allemande Valeska Grisebach s’y attelle de manière passionnante dans L’AVENTURE RÊVÉE (à l’instar du très beau WESTERN en 2019). Sorte de polar taiseux, qui observe plus qu’il n’explique, le film avance subrepticement, par tâtonnements, par petites touches, aux côtés d’un personnage féminin unique en son genre d’archéologue. Veska, du haut de ses soixante ans, n’hésite pas à tenir tête à des hommes façonnés par des décennies de pratiques sexistes et de codes misogynes, à l’image de ces petits mafieux qui font régner la loi dans cette zone frontalière de la Bulgarie. Yana Radeva, impressionnante comédienne non-professionnelle, incarne à travers Veska une lignée de femmes puissantes, issues de pays livrés à l’abandon, fermement décidées à lutter contre cette domination. A l’image de sa compatriote Maren Ade (TONi ERDMANN) ou d’Eva Trobisch (avec HOME STORiES programmé sur cette gazette), Valeska Grisebach incarne une assez passionnante nouvelle vague de la modernité allemande.

   jeudi 20 août        21 h   

CINÉ-CONCERT

avec Gaël MEVEL, violoncelliste de la Compagnie Rives

Soirée recommandée par Ciné9

Tout public
L'essor des grands magasins au siècle dernier à travers l'histoire d'une orpheline qui monte à Paris pour travailler chez son oncle marchand de draps.

de Julien DUVIVIER
France, sortie en salle en 1930, 1h25

Au Bonheur des Dames est un film français de Julien Duvivier.

Réalisé en 1930, d'après le roman Au Bonheur des Dames d'Émile Zola, il s'agit de son dernier film muet.

En 1943, le cinéaste André Cayatte tourne une autre adaptation d'Au Bonheur des Dames.

   mercredi 26 août  21 h   

Dans un village cotonier du Soudan, l'adolescente Nafisa est élevée au milieu des récits héroïques de la lutte contre les colonisateurs britanniques racontés par sa grand-mère, la matriarche du village, Al-Sit. Mais lorsqu'un jeune homme d'affaires arrive de l'étranger avec un nouveau plan de développement et du coton génétiquement modifié, Nafisa se retrouve au centre d'un jeu de pouvoir qui déterminera l'avenir du village. Prenant conscience de sa propre force, Nafisa se lance dans une quête pour sauver les champs de coton – et elle-même. Ni elle ni sa communauté ne seront plus jamais les mêmes. 

de Suzannah MIRGHANI
Soudan, sortie en salle le  7 juillet 2026,
1h35

abusdecine.com :

Pays en proie à la guerre civile depuis 2023 à la cinématographie encore rare, le Soudan était représenté à la Semaine de la critique du Festival de Venise 2025 par "Cotton Queen", portrait d’une jeune ouvrière agricole, déterminée, comme elle le dira tardivement à décider «  de son futur ». Tournant autour d’une nouvelle forme de colonialisme, celle des grandes entreprises productrices d’OGM, représentées ici par Mr Tajini, qui ne cherche pas ici qu’à faire commerce, mais aussi à trouver compagne, le scénario aborde également en arrière plan d’autres sujets tels que le passé de la propriétaire, entourée de légendes, et la tradition plus ou moins persistante de l’excision  

 

Cotton Queen" assume son très beau noir et blanc, pour représenter la souffrance des femmes. Celle de la grand mère, synonyme d’indépendance, elle la porte dans la peau, avec ses cicatrices aux joues et aux mains, dont on découvrira l’origine à un moment du film. Alors que, épuisée, la question de sa succession devrait bientôt se poser, le film convoque un mélange de douceur de vivre (les baignades d’après cueillette…) et la pression d’un monde extérieur prêt à tout écraser par s'approprier la richesse des lieux. Un beau portrait de femme.  

   mercredi 2 septembre        21 h   

Tout public
 À Svilengrad, une petite ville à la frontière bulgare, aux confins d’une Europe délaissée, Veska, archéologue, renoue avec Said, un ami d’enfance, dont la voiture vient d’être volée. En voulant l’aider, Veska glisse progressivement au cœur d’une société criminelle dont l’emprise règne sur la ville. Veska va devoir affronter ce monde à la fois trouble et dangereux.

de Amel GUELLATY 
Tunisie, sortie en salle le 15 juillet 2026, 1h40

Abus de Ciné

Découvert lors du festival des Cinémas du Sud à l’Institut Lumière, le magnifique "D’où vient le vent", est une ode à la liberté d’une jeunesse tunisienne sous contraintes et un encouragement clair à prendre son destin en main. Introduisant en quelques jolies scènes, les caractères différents des deux protagonistes, deux amis dans la vingtaine, Alyssa, spontanée et téméraire, et Mehdi, réservé et franc, Amel Guellaty les embarque tous les deux dans un road movie sensible et poétique, que l’on recommande chaudement. En effet, le métrage est à la fois drôle (les différents obstacles à leur périple, et les manœuvres pour les dépasser...) et politiquement courageux, dénonçant avec une certaine acuité les blocages auxquels sont confrontés les jeunes tunisiens : absence de débouchés, lourdeurs administratives, crise économique, mépris de classe, services défaillants, corruption, copinages…

Mais au-delà de ces thématiques, qui créent quelques comiques de situations bien sentis, c’est aussi la situation de la femme qui est représentée, par le portrait rapidement de la mère, l’instance d’un garagiste intéressé, les regards sur les tenues légères, les réputations de filles faciles, la parole mise en doute lors d’agressions… 

Si "D’où vient le vent" séduit autant, c’est que sous la comédie sociale se cachent des montagnes de poésie, qui percent par moments au travers des petites histoires que conte Mehdi sur les étoiles, les nuages, les vagues, le vent… Et que la mise en scène de Amel Guellaty se permet de belles audaces, prenant ponctuellement des aspects fantastiques, représentant les pensées ou états d’esprit d’Alyssa ou Mehdi (la prof voilée se mettant soudainement à danser en remettant les copies, la main d'Alyssa, libre, par la fenêtre de la voiture, autour de laquelle s’enroulent des tiges de fleurs, les proches de Mehdi méprisants aux têtes de cochons, la fille en boîte de nuit, qui décolle dans les airs…). Ces moments de légèreté ou de douceur contrastent avec bonheur avec le reste d’un récit, comique mais porteur d’un fond plus âpre, ou plus dur lorsque le conflit arrive.

Inattendu dans sa double conclusion, "D’où vient le vent" est au final un portrait délicieux et drôle d’une jeunesse en mouvement, teinté d’une irrésistible poésie aussi libre que le vent.

Cher·es spectatrices et spectateurs,

L’association loi 1901 Ciné 9 s’emploie à défendre et promouvoir le cinéma d’auteur et le cinéma Art et Essai dans les salles de cinéma de l’Ariège. Cette association est ouverte à tous·tes depuis sa création en 2005 et les adhérent·es sont un soutien essentiel à ce projet culturel.
Grâce à ses adhérent·es, ses spectatrices et spectateurs et ses différents soutiens, cette association peut mener à bien une ligne de programmation exigeante et une politique d’animation active : soirées débats avec réalisatrices, réalisateurs ou intervenant·es, ciné-concerts, mini festivals …
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Il est rappelé que les projections et les animations sont ouvertes à tous·tes, adhérent·es ou non.

 

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