Espace François Mitterrand à TARASCON

Les séances Ciné9 sont ouvertes à tout public

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   mercredi 3 juin   |  18 h | 21 h     

 

Ciné9, en partenariat avec les salles de Tarascon, Ax et Foix (Rex et Estive),

s'associe à la rétrospective Almodovar organisée à l'occasion de la sortie de son dernier opus "Autofiction"  à Cannes et en sortie nationale le 20 mai.

     18 h       

     21 h       

 Entre les 2 films, l'association L'ENTRE'ACT

vous proposera des tapas au tarif de 5€

par personne.

Sur réservation au 06 49 40 23 81

ou cinema@mairie-tarascon.com

Espagne, date de sortie initiale le 27 avril 1988, date de reprise le 12 juin 2019, 1h47

Espagne, date de sortie initiale le 19 janvier 1994, 
date de reprise le 19 juin 2019, 1h52

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   mercredi 10 juin    |   21 h   

Dans un village oublié du Yucatan, Leon, gardien maya des secrets de la nature et des esprits, va être chassé de ses terres. Son chemin croise celui de Lena, riche femme de lettres récemment arrivée de Mexico. Malgré leurs différences, une connexion profonde se forme entre eux. 

de Germinal ROAUX
Mexique, sortie en salle le 6 mai 2026, 2h30

liberation.fr :

Avec un titre plus grand que le cinéma, un noir et blanc qui fait toujours suspecter l’affectation et une durée maousse, on attendait Cosmos, troisième long métrage du Franco-Suisse Germinal Roaux, au tournant du geste auteuriste boursouflé. Il n’en est rien. On apprendra d’ailleurs à mi-chemin que le cosmos en question est tout modestement une petite plante, que l’on met en terre en espérant ses fleurs. Parti dans la province du Yucatán, au sud-est du Mexique, le réalisateur y a fait la rencontre – qu’on imagine tout à fait décisive pour le film – d’Andrès Catzin, membre d’une communauté de paysans mayas qui vit au cœur de la jungle. Le film ne lui donne pas un rôle, un personnage (à lui qui n’a jamais vu de films), mais semble plutôt découler de lui, lui appartenir. Son rythme, sa patience, son chemin font corps avec la présence à vrai dire incroyable de Catzin, immédiatement formidable acteur dont le génie du jeu jaillit d’une source qui semble intarissable. 

culturopoing.com :

Six ans après Fortuna, le Lausannois Germinal Roaux est de retour avec Cosmos, le noir et blanc continue de l’accompagner, tout comme son attrait toujours vivace pour le contemplatif, le poids de la solitude et le déracinement ; 

il n’a ici rien perdu de son appétence dévorante pour un esthétisme léché, mais systématiquement au service d’un cinéma humaniste, et non l’inverse, ce qui en ferait un cinéma poseur dont il se tient à distance. Avec Cosmos, il oppose les souffrances et les intelligences, expose l’empathie, le don à l’autre, interroge notre lien sacré à la mort et, en parallèle, l’ombre du divin. Dans cette rencontre fortuite, Leon et Lena se taisent souvent, se touchent, s’écoutent et, malgré le poids d’une hiérarchisation sociale qui devrait les éloigner, finissent par se confondre dans un cycle nouveau : une régénération des âmes, là où la vie rejaillit au plus profond des abîmes. Roaux laisse ainsi toute sa place au temps, à la chronologie des êtres qui passent puis s’effacent. Leon est illettré, Lena professeure de littérature, mais lorsque sonne le glas, l’importance est ailleurs : aimer et être aimé une dernière fois, une ultime fois, voir dans les yeux de l’autre un amour, aussi fugace soit-il, puis disparaître en toute quiétude.  

   mercredi 17 juin    |   21 h   

 Madalena est une productrice de cinéma enceinte de huit mois qui s’apprête à reprendre le tournage d’un film de science-fiction à petit budget écrit par son père récemment décédé. Lorsque Davi, le cinéaste choisi pour la réalisation – et qui est accessoirement son ex-compagnon –, disparaît du jour au lendemain, Madalena n’a d’autre choix que de faire tout son possible pour terminer le film avant la naissance de son bébé. 

de Guto PARENTE
Brésil, sortie en salle le 20 mai 2026, 1h25

culturopoing.com :

Madalena, interprétée avec une énergie rayonnante, traverse ce tumulte avec une foi têtue dans le pouvoir du cinéma à rassembler et à réparer. Le film ne cède jamais au cynisme, préférant célébrer la débrouille collective, les liens affectifs, les images qui naissent malgré tout – même au bord de l’effondrement.

La mise en scène, généreuse et décomplexée, capte avec tendresse les accidents de tournage, les maladresses des techniciens, les conflits de plateau. Il y a du Céline Sciamma dans cette manière d’embrasser les visages et les gestes avec douceur ; du Miguel Gomes ou du Kleber Mendonça Filho dans l’art de mêler fiction, mémoire et politique dans une même pulsation joyeuse. Mais Morte e Vida Madalena garde une identité propre, profondément solaire, traversée d’un humour salvateur.

mediapart.fr :

Réalisateur brésilien prolifique, Guto Parente bénéficie avec Morte e Vida Madalena (2025) pour la première fois d’une sortie commerciale en France. Alors que le cinéma de genre trouve une belle place dans le cinéma d’auteur ces dernières années et en particulier dans le cinéma brésilien avec les films célébrés à Cannes réalisés par Kleber Mondonça Filho, Guto Parente fait une véritable déclaration d’amour à cette production du cinéma longtemps discriminé autour d’un tournage aux multiples péripéties.

L’ensemble de l’intrigue porte sur l’accouchement difficile d’un film au moment de son tournage alors que les émotions sont en effervescence chez les différents membres de l’équipe. L’intention est moins ici d’offrir une approche documentariste pédagogique d’un tournage que de partager l’énergie créative d’une équipe qui en résulte. Ainsi, la productrice est la véritable maîtresse d’œuvre, traversée par ses appréhensions qui se révèlent prophétiques.

L’onirisme a sa place et Fellini n’est pas loin mais avec une approche plus intimiste des personnages. Menée par une productrice traversée à la fois par le deuil de son père et la naissance à venir d’un enfant qu’elle assume seule, l’aventure du film devient pour elle une grande étape de transition et l’équipe qui l’entoure une véritable famille de substitution.

L’humour qui traverse tout le film se mêle toujours avec la tendresse portée pour les personnages dont la singularité fait le sel du scénario.

Réalisateur brésilien prolifique, Guto Parente bénéficie avec Morte e Vida Madalena (2025) pour la première fois d’une sortie commerciale en France. Alors que le cinéma de genre trouve une belle place dans le cinéma d’auteur.

Cher·es spectatrices et spectateurs,

L’association loi 1901 Ciné 9 s’emploie à défendre et promouvoir le cinéma d’auteur et le cinéma Art et Essai dans les salles de cinéma de l’Ariège. Cette association est ouverte à tous·tes depuis sa création en 2005 et les adhérent·es sont un soutien essentiel à ce projet culturel.
Grâce à ses adhérent·es, ses spectatrices et spectateurs et ses différents soutiens, cette association peut mener à bien une ligne de programmation exigeante et une politique d’animation active : soirées débats avec réalisatrices, réalisateurs ou intervenant·es, ciné-concerts, mini festivals …
Nous avons plus que jamais besoin de vous pour continuer à faire vivre ce lieu d’échanges et de rencontres autour du cinéma.
Vous pouvez télécharger le bulletin 2026 ci-dessous ou l'obtenir au guichet de vos cinémas.

Et vous pouvez choisir d'effectuer le règlement par chèque ou espèces transmis par courrier postal ou remis à  l'association.

Il est rappelé que les projections et les animations sont ouvertes à tous·tes, adhérent·es ou non.

 

Au cinéma de Tarascon, avec la carte d'adhérent à Ciné9, vous pouvez bénéficier d'un tarif réduit à 5€ la place (au lieu de 7€) pour tous les films projetés dans ce cinéma.