Version originale en italien
Sous titrée en français
Après une dispute sans importance, Marta et Antonio se séparent. Lui, chef en pleine ascension, se réfugie derrière ses fourneaux. Elle, dans son silence, commence à ressentir quelque chose de plus que de la tristesse : elle a perdu l'appétit. Quand elle découvre ce que son corps lui dit vraiment, tout prend un tour inattendu : la nourriture a meilleur goût, la musique la touche comme jamais, et le désir réveille en elle l'envie de vivre sans peur.
de Isabel COIXET
Espagne, Italie,
sortie en salle le 2 septembre 2026, 2h00
avoir-alire.com :
La filmographie de la réalisatrice est portée par son perpétuel désir d’introspection de la fragilité humaine autour de personnages en proie à des choix de vie cruciaux. Adapté de Tre ciotole, le roman autobiographique de Michela Murgia, une romancière italienne décédée en 2023 d’un cancer à l’âge de cinquante et un ans, le film parvient pourtant à ne jamais s’appesantir dans le mélo conventionnel. Bien au contraire, la cinéaste réalise le miracle de parler de la mort sans jamais être lugubre, en choisissant plutôt d’en faire un hymne à la vie. Nos sociétés modernes, essentiellement centrées sur l’aspect matériel, ont gommé toute note de spiritualité de nos esprits. Jusqu’à ce que la souffrance, la maladie ou la séparation rebattent les cartes pour rappeler que la vie ne mérite pas d’être perdue en futilités. Tournant le dos à la tentation de l’apitoiement, le récit opte pour la fantaisie et la générosité et nous fait partager le quotidien de Marta (Alba Rohrwacher), qui se met à apprécier la vie pour tous les petits bonheurs simples qu’elle lui prodigue, auxquels, engluée dans un ordre établi, elle n’avait jamais pensé : s’accorder le plaisir de manger ce dont on a envie, loin des dogmes imposés et des culpabilités héritées ; savourer la joie de boire un verre avec une personne que l’on connaît à peine et s’ouvrir à l’autre en toute authenticité ; se disputer et oser dire ce qui a toujours été refoulé. Autant de situations qui, décrites avec une délicatesse non dépourvues d’humour, laissent filtrer une continuelle émotion plus propice à l’optimisme qu’à l’affliction.
La ville de Rome, et tout particulièrement les quartiers du Testaccio et du Pigneto au décor brut, exempt de toute fioriture, participe à renforcer le détachement nécessaire à Marta et rend ainsi sa quête encore plus rayonnante.
de Ingride SANTOS PIÑOL
Espagne, sortie en salle
le 20 avril 2026, 1h30
de Marta DIAZ DE LOPE DIAZ
Espagne Portugal, sortie en salle
le 11 novembre 2026, 1h46
Tout public
Court-métrage de 24'
Après plusieurs années d’incarcération, Krystal, retourne vivre chez sa sœur Thalia, dans les Pyrénées, à la frontière de l’Andorre. Elle s’apprête à retrouver sa fille Julia, encore bébé au moment de son départ. Par devoir et par amour pour elle, Krystal s’efforce de trouver sa place.
de Tess et June BOQUET
France, sortie en salle en 2025, 24'
Tout public
Programme de 3 moyen-métrages.
- "Vers la tendresse" d'Alice Diop : Une exploration intime du territoire masculin d’une cité de banlieue. En suivant l’errance d’une bande de jeunes hommes, nous arpentons un univers où les corps féminins ne sont plus que des silhouettes fantomatiques et virtuelles.
- "Conte cruel de Bordeaux" de Claire Maugendre : Une jeune fille blanche rencontre un garçon noir. L’amour naissant, le garçon lui demande de lui faire une promesse...
- "Amour océan" d'Héléna Klotz : Jeanne, 17 ans, passe ses derniers jours de vacances dans la chaleur de la fin du mois d’août. Ce matin, avec Camille sa petite sœur, elles ont décidé de fuguer de la caserne où elles habitent avec leur père gendarme, pour voir l’océan une dernière fois avant la rentrée. Sur la plage, elle fait la rencontre d’un jeune surfeur. Il est beau, il l’intrigue. Jeanne sent un nouveau désir monter en elle...
de Alice DIOP, Claire MAUGENDRE et Héléna KLOTZ
France, sortie en salle
le 2 septembre 2026, 1h39
Tout public
En 1648, au lendemain de la guerre de Trente Ans, un mystérieux soldat balafré s’installe dans un village isolé d’Allemagne. À force de labeur et de services rendus, il gagne la confiance des habitants et croit enterrer son secret. Alors que les villageois commencent à le considérer comme l’un des leurs, tout bascule lorsqu’ils se mettent à douter de sa véritable identité.
de Markus SCHLEINZER
Allemagnne, sortie en salle le 9 septembre 2026, 1h234
Le polyester - Nicolas Bardot :
Rose réussissant à tromper toute une communauté : voici la surprenante dynamique d’un quiproquo de boulevard, trempée dans un drame historique en noir et blanc […]. Rose n’a besoin que d’enfiler un pantalon pour être pris pour un garçon : le film adhère à ce parti pris en soulignant l’absurdité des codes de genre. […] Incarnée par la toujours extraordinaire Sandra Hüller (qui n’a parfois besoin d’aucune expression pour suggérer énormément), Rose est un personnage fantastique par ce qu’elle accomplit (son culot héroïque, sa manière de se jouer des normes sociales, son talent pour faire fuir les ours) et ce qu’elle révèle de la communauté .
Franceinfo culture :
Sous la forme d'un conte de fées pour adultes, le réalisateur autrichien Markus Schleinzer revient sur l'histoire bien réelle de ces femmes qui autrefois firent le choix de se travestir en homme pour pouvoir vivre librement.
Tsounami:
Après Michael (2011) et Angelo (2018), Markus Schleinzer fait aujourd’hui le portrait d’une Rose – sous les traits de Sandra Hüller –, poursuivant son œuvre en donnant à chacun de ses films le prénom de son protagoniste. Comme si nommer un personnage suffisait à l’incarner avant même que le récit ne commence à l’éprouver. Chez le cinéaste, il ne s’agit jamais tant de raconter une histoire que de scruter un corps pris dans un système qui l’opprime : dès les premiers plans, la terre des campagnes brûle encore, elle fume, noircie par une bataille qui vient de s’achever. Des ossements émergent du paysage. Les hommes se sont battus ; il reste désormais à retourner à sa terre. Métaphore du combat que Rose doit encore mener ? Elle revient, elle aussi, de la guerre. Travestie en homme, le visage balafré, elle réclame une ferme abandonnée dont elle finit par hériter, comme si l’après-guerre imposait moins de survivre que de retrouver coûte que coûte une place dans l’ordre du monde. Schleinzer met en scène un conte populaire lui-même inspiré d’une histoire vraie du XVIIème siècle. Dans la campagne protestante allemande, une voix off retrace un destin, comme si elle cherchait à restituer une vérité ensevelie sous les bruits de cour et le bouche-à-oreille. Le film fait alors de l’existence de Rose une négociation permanente entre le corps, la propriété et les normes qui régissent l’une comme l’autre. Le folklore y côtoie la chronique judiciaire, l’indicible épouse la violence des institutions.
Tout public
Otto Vidal, 14 ans, a disparu après avoir adressé une lettre d’adieu aux élèves de sa classe. Alors que tout le monde le croit mort, Léna, une fille de son lycée, le reconnaît une nuit en train d’errer dans les rues de la ville.
de Félix de GIVRY
France, Belgique, sortie en salle le 9 septembre 2026, 1h33
Libération :
"Adieu monde cruel" offre à la vie secrète des jeunes, narrée en voix off par Françoise Lebrun, les couleurs et décors qu’elle mérite, nuits bressoniennes et blancs de rêves au diapason de leurs affects, rendus extrasensibles par la pellicule 16 mm (photographie à tomber de Tara-Jay Bangalter).
Cahiers du cinéma :
Dans ce quasi-huis clos, cette fuite dans l’attente, ce surplace utopique, la dimension romanesque ne consiste pas à accumuler des situations mais, au contraire, à se donner le temps de les rêver. Et surtout, à travers la forme cinématographique, à se mettre totalement du côté de ces jeunes gens en magnifiant tout ce qui peut l’être.
Le bleu du miroir :
Présenté en clôture de la Semaine de la Critique 2026, Adieu monde cruel conclut de fort belle manière la sélection cannoise parallèle qui, comme chaque année, a offert un coup de projecteur sur des premières oeuvres, célébrant ainsi ce cinéma de la jeunesse, fragile et audacieux, souvent sensible aux états intérieurs et aux dérives mélancoliques. Pour son premier long métrage, Félix de Givry — apparu à l’écran chez Olivier Assayas ou Hazanavicius — signe un film séduisant traversé par les spectres du cinéma français romantique et adolescent.
Cher·es spectatrices et spectateurs,
L’association loi 1901 Ciné 9 s’emploie à défendre et promouvoir le cinéma d’auteur et le cinéma Art et Essai dans les salles de cinéma de l’Ariège. Cette association est ouverte à tous·tes depuis sa création en 2005 et les adhérent·es sont un soutien essentiel à ce projet culturel.
Grâce à ses adhérent·es, ses spectatrices et spectateurs et ses différents soutiens, cette association peut mener à bien une ligne de programmation exigeante et une politique d’animation active : soirées débats avec réalisatrices, réalisateurs ou intervenant·es, ciné-concerts, mini festivals …
Nous avons plus que jamais besoin de vous pour continuer à faire vivre ce lieu d’échanges et de rencontres autour du cinéma.
Vous pouvez télécharger le bulletin 2026 ci-dessous ou l'obtenir au guichet de vos cinémas.
Et vous pouvez choisir d'effectuer le règlement par chèque ou espèces transmis par courrier postal ou remis à l'association.
Il est rappelé que les projections et les animations sont ouvertes à tous·tes, adhérent·es ou non.
Au cinéma de Tarascon, avec la carte d'adhérent à Ciné9, vous pouvez bénéficier d'un tarif réduit à 5€ la place (au lieu de 7€) pour tous les films projetés dans ce cinéma.